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Nouveau Cahier Soulages n°3

Pierre Soulages et l’Allemagne

« J’ai exposé à Paris pour la première fois en 1947. Personne ne me connaissait, je n’avais jamais montré une peinture. Et en 1948, j’ai été choisi pour l’exposition la plus importante d’art abstrait qui ait eu lieu en Allemagne. C’est incroyable, cela s’est fait immédiatement¹. »

Le musée Soulages a le plaisir de vous faire part de la sortie de son troisième Cahier Soulages, dédié aux liens de Pierre Soulages avec l’Allemagne. Cette collection d’ouvrages scientifiques a pour objectif de faire découvrir le travail de l’artiste d’un point de vue plus approfondi, en s’arrêtant sur des pans précis de sa carrière, mais aussi de soutenir l’actualité du musée, puisque cette publication fait suite au parcours du même nom organisé en 2024-2025. Ce troisième opus, dirigé par Benoît Decron, conservateur et directeur du musée Soulages de 2009 à 2025, et Aurélia Vayssade, doctorante en histoire de l’art et chargée de recherche au musée Soulages, revient sur plusieurs événements marquants s’étant déroulés Outre-Rhin.

Aujourd’hui, l’Allemagne est le troisième pays, après la France et les États-Unis, avec le plus grand nombre d’œuvres de Soulages dans ses collections nationales. C’est également le premier pays étranger à s’intéresser à sa peinture, dès 1948, avec la première exposition d’art abstrait en Allemagne depuis la fin de la guerre. Pierre Soulages est rapidement placé comme peintre important de la scène artistique française, participant au renouvellement de l’abstraction et donc vu comme une source d’inspiration dans une ère de reconstruction. L’artiste reçoit plusieurs commandes pour des projets inédits, tels que la réalisation d’une « mosaïque de verre » en 1965 pour le Musée Suermondt-Ludwig d’Aix-la-Chapelle, ou la réalisation d’une affiche pour les Jeux olympiques de Munich en 1972.

Plusieurs auteurs reviennent ainsi sur l’aventure allemande de Pierre Soulages. Vous pourrez retrouver des textes rédigés par Hermann Arnhold (historien de l’art et directeur du LWL-Museum für Kunst und Kultur, Münster), Robert Fleck (historien de l’art et directeur des Deichtorhallen Hamburg), Christophe Hazemann (directeur adjoint du musée Soulages, Rodez), Veit Loers (historien de l’art), Véronique Romeu (anthropologue européenne et directrice de la collection Domnick) et Martin Schieder (historien de l’art et professeur à l’université de Leipzig), en plus de ceux de Benoît Decron et Aurélia Vayssade. Certains d’entre eux ont également pu fournir des témoignages rendant compte de leurs rencontres avec Pierre Soulages, permettant d’aborder l’artiste par un prisme plus intimiste.

Ce Cahier Soulages n°3, au-delà du récit, présente des reproductions des œuvres conservées dans les collections nationales allemandes, remettant ainsi au jour certaines œuvres méconnues de Pierre Soulages, comme l’huile sur verre conservée à Coblence. Une dernière section est également consacrée à une chronologie des expositions collectives et personnelles du peintre en Allemagne, accompagnée de photographies des œuvres in situ et de documents d’archives tels que des lettres, couvertures de catalogues ou encore affiches d’expositions.

Vous l’aurez compris, le Cahier Soulages n°3 – Pierre Soulages et l’Allemagne invite le lecteur à découvrir une dimension relativement riche de la carrière de l’artiste, car « C’est en Allemagne que tout a commencé² ».

1 - Pierre Soulages à Robert Fleck et Hans Ulrich Obrist, 2017                                                                                                              2 - Cf. FLECK Robert, OBRIST Hans Ulrich, Pierre Soulages, Paris, Manuella éditions, 2017, p. 156.

Pierre Soulages lors de l’accrochage des polyptyques dans le cadre de l’exposition « Soulages : Lebendiges Licht, Malerei and die Fenster von Conques », Westfälisches Landesmuseum, Münster, Allemagne (du 3 décembre 1994 au 15 janvier 1995)

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