Jean-Dominique Fleury peintre, verrier.
Pierre Soulages a sonné à la porte de mon atelier 4 rue Arzac à Toulouse en 1987 après m’avoir téléphoné , il voulait me rencontrer concernant la création des vitraux de l’abbatiale de Conques dont il venait d’avoir la commande orale.
J’avais vu au musée de Saint Etienne deux petits tessons de verre peints avec du goudron que Bernard Ceysson avait récupéré chez les Soulages. Je m’en étais ouvert à Pierre, nous partagions tous les deux le même état affectif devant les rafistolages au goudron des vieilles verrières de nos gares, véritables écritures Motherwelliennes .
Il y a trente ans donc, Pierre Soulages vient travailler aux cartons des vitraux de Conques dans mon atelier toulousain.
Je lui réserve une chambre à l’hôtel des beaux-arts de l’autre côté de la Garonne. Le réceptionniste demande au téléphone : » le nom Soulages, comme le peintre ?…. »
– Jean-Dominique Fleury, le 02 février 2026